Au Théâtre de Paris du 6 septembre au 6 octobre 2012
A NE PAS RATER
Jacqueline Danno dans Le Tartuffe au Théâtre de Paris du 6 septembre au 6 octobre 2012
Le Tartuffe est une des plus brillantes comédies de Molière. Rien n’est plus drôle que le tragique surmonté. Pour se faire entendre la pièce doit être servie par une fantaisie, une morgue, une liberté dans le jeu, le mouvement et l’esthétique. Molière a ouvert la voie de la modernité, celle qui ne saurait s’assujettir à aucune mode, à aucun dogme surtout pas ceux de la morosité.
La distribution constitue la première vision d’une oeuvre : Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Chantal Neuwirth sont les petits enfants de Molière, libres, légers, insolents. Je vois ce « Tartuffe », je l’entends, il vibre d’effervescence, de joie, de musique, de grande santé et de sensualité. Je ne peux pas ramener cette oeuvre complexe à un concept, la réduire à une formule. Orgon n’est pas un trader ni Tartuffe un témoin de Jéhovah. « Les idées » ont peu de part au théâtre. On y peint ses rêves, ou sa révolte . Nous avons tous souffert à vif de l’hypocrisie, de la trahison en amitié. Molière n’est pas un vigile de la bonne pensée, il ne met pas en garde, ne « dénonce » pas. Il risque, il s’expose, il combat l’imposture encore et toujours, et nous convie, par le rire, au grand mépris des bassesses humaines.
Marion Bierry (Prix SACD de la mise en scène 2010)
Distribution : Claude Brasseur dans le rôle d’Orgon Patrick Chesnais dans le rôle de Tartuffe Chantal Neuwirth dans le rôle de Dorine Guillaume Bienvenu, Emilie Chesnais, Jacqueline Danno, Arnaud Denis, Roman Jean-Elie, Alice de la Baume, Beata Nilska, Marcel Philippot, Julien Rochefort Assistant mise en scène : Denis Lemaitre Décors : Nicolas Sire Costumes : Marion Bierry, Virginie Houdinière Lumières : André Diot