Les " DjangodOr "

Le gala de soutien 2011

« De sa roulotte en feu, Django a emporté le feu lui même. Il l’a propagé à son tour partout » (Jean Cocteau).

Parce que le jazz puise ses racines en Afrique, parce qu’il est l’expression d’une forme de résistance et qu’il incarne une certaine idée de la diversité, il est logique que l’Alliance Francophone s’y reconnaisse. D’autant plus logique que notre Vice-présidente Jacqueline Danno, aux côtés des regrettés Frank Hagège et Babik Reinhardt, est l’une des fondatrices des « DjangoDor » !.

Une identité unique…

En 1992, à Paris, trois passionnés de jazz, Jacqueline Danno, Frank Hagège et Babik Reinhardt fondent l’association « Arts, Nuances, Culture » qui, depuis, organise, chaque année, la cérémonie « Les DjangodOr, Trophées Internationaux du jazz ». Ces trophées ont pour but d’aider l’expression artistique et les artistes, mais également de diffuser, promouvoir et développer toutes les formes d’éducation artistique auprès du grand public grâce à l’organisation de manifestations à retentissement national ou international.

Un symbole fort…

Avec ces récompenses, un comité d’experts internationaux se retrouve derrière le symbole que représente Django Reinhardt ; premier génie du jazz européen. Né en Belgique, ayant voyagé dans de nombreux pays voisins, il devint, dès les années 30, l’égal de Louis Armstrong, Benny Goodman, Coleman Hawkins, Charlie Parker ou Dizzy Gillespie. Ce guitariste manouche a ouvert la voix et incarné le jazz dans son acceptation actuelle, démontrant que cette musique est une langue universelle, un art subtil de la rencontre, de l’échange et de la prise de parole au sein du groupe. Ce sont ces valeurs, que partage l’Alliance Francophone, sur lesquelles reposent aujourd’hui l’action et le rôle des DjangodOr.

Les « DjangodOr » et l’Europe …

Très rapidement, la cérémonie s’est exportée dans d’autres pays d’Europe : en Belgique dès 1995, en Suède, Italie et Danemark par la suite. En 2000, naissent les « EuroDjango » réunissant huit pays de l’Union Européenne. Ces événements favorisent le dialogue culturel entre les différents peuples qui s’enrichissent musicalement et humainement. Ils participent également à la fabrication d’une identité européenne riche et forte. Grâce à ce succès européen, 2010 est marquée par les premiers « DjangodOr » d’Afrique, à Ougadougou (Burkina Faso).

En commençant à tisser une toile d’échanges européens et internationaux, les DjangodOr entrent dans l’histoire de la musique européenne. C’est pourquoi il parait nécessaire, tant d’un point de vue européen que d’un point de vue culturel, de créer un événement européen annuel pour favoriser l’osmose des cultures et des talents.

« DjangodOr Afrique » 2010 : La Première au Burkina Faso…

Après la France et l’Europe, les « DjangodOr » ont l’ambition de couronner les talents d’Afrique et du Maghreb, et de les encourager. Les « DjangodOr », organisé, avec l’appui précieux et le partenariat de l’Alliance Francophone et du Centre Culturel Français à Ouagadougou, s’expatrient.

C’est un magnifique symbole que des musiques nomades reviennent vers le grand continent africain, où le jazz a puisé ses racines. Le Burkina Faso sera le premier pays africain à organiser ces « DjangodOr Afrique », le 23 avril 2010, en ouverture du festival Jazz à Ouaga (23 avril / 2 mai 2010).

Les invités d’honneur du concert inaugural seront Christian Escoudé – Nouveau trio Gitan – avec Jean-Baptiste Laya et David Reinhardt.

L’Etat burkinabè passionné par les « DjangodOr Afrique » qui avancent note après note, accord après accord, souhaite pérenniser cet événement qui pourra devenir itinérant dans les pays qui souhaiteront l’accueillir. L’organisation d’autres éditions des « DjangodOr Afrique », à travers le continent, est déjà en préparation.

Pour 2011, le Festival de jazz de Fès au Maroc a déjà manifesté son intérêt.

Le lancement…

L’annonce des premiers « DjangodOr Afrique », parrainés par l’Alliance Francophone a eu lieu lors des 17èmes « Jazz à Ouaga » en 2009 au CCF Georges Méliès de Ouagadougou. Didier Lockwood, accompagné par son épouse Caroline Casadesus, chanteuse lyrique classique, et ses deux fils David et Thomas Enhco, respectivement trompettiste et pianiste, a offert des airs de son riche répertoire, accompagnés par des musiciens burkinabè, avec des interprétations de grands classiques de John Coltrane, Miles Davis et bien d’autres.

www.django.org